Belgique ; le pays où les élections poussent comme des mauvaises herbes...
Mise à jour le Mercredi, 19 Mai 2010 10:27 Écrit par Denis Ducarme Mardi, 18 Mai 2010 11:52
Comme 2003, 2004, 2006, 2007 et 2009, 2010 également voit donc les partis politiques partir en campagne.
Le Belge francophone devra donc traîner sa citoyenneté fatiguée le matin du 13 juin jusqu’à l’isoloir dans lequel l’actualité et le système politique de notre pays semble l’avoir enfermé.
Les élections, en Belgique, poussent comme des mauvaises herbes. Elles épuisent ce qu’il reste de fertilité à la démocratie nationale. Le Belge francophone a de plus en plus difficile à percevoir l’utilité de son vote. Le suffrage proportionnel et l’absence de démocratie directe achèvent de le décourager.
La conséquence survient évidemment, jamais peut-être, autant d’échos relatifs aux hésitations des citoyens à se rendre aux urnes ne sont parvenus aux oreilles du monde politique et aux miennes. L’électeur semble vouloir partir en grève. Fatigué de ces suffrages à répétition, des crises nationales successives et des démissions du premier ministre. Cinq en 3 ans. Le Belge francophone ne les avait pas comptées, il sait et sent juste que c’est beaucoup trop, il souhaite que le politique travaille sur ses vrais problèmes dont le pouvoir d’achat, il le pense. Tout le monde le pense. Tout le monde sauf les partis politiques flamands.
Lesquels représentent ensemble plus de la majorité des Belges. Pourtant le Wallon, n’en veut pas trop au Flamand, il le croise chaque année à la côte ou dans les Ardennes et tous deux tombent assez souvent d’accord lorsqu’ils parlent des tensions communautaires; c’est avant tout un problème politique…, tous deux y seraient extérieurs, ça ne les concernerait finalement pas directement « Ah ces politiques ! »…, le Wallon aura-t-il pourtant eu toujours la présence d’esprit de demander, entre deux parties de boules, à son compatriote flamand, les raisons qui poussent ce dernier à voter pour des partis flamands qui soutiennent le scission de BHV, la non-nomination des bourgmestres francophones, la politique immobilière flamande qui prive les Francophones d’accès à la propriété dans 69 communes du nord du pays et qui rendent impossible la réconciliation nationale… ?, probablement pas toujours.
En ce sens il n’est pas excessif d’écrire que la crise de la démocratie représentative est largement accentuée en Belgique par le conflit communautaire. L’émergence d’une tendance unioniste, nourrie par une part importante des médias, apolitique, souvent simpliste, à l’image de la postière, « madame Belgique », plus attachée aux seuls symboles qu’aux réalités institutionnelles que le nord cherchent à imposer au sud, approfondit encore le fossé entre le belge francophone et ses représentants politiques.
Le réveil, ce dimanche 13 juin, sonne avec un an d’avance. Les partis politiques flamands ont réveillé le Francophone en sursaut. C’est la Flandre, unilatéralement qui convoque les élections et le Belge francophone aux urnes. Au-delà de la crise d’acné de l’Open vld, c’est l’ensemble des partis flamands qui ont mis à l’ordre du jour de la séance du jeudi 30 avril la proposition de loi pour la scission de BHV, co-signée par Herman Van Rompuy. Durant cette campagne électorale, le Belge francophone devra donc choisir entre une forme de facilité consistant dans le rejet du politique ou une prise de conscience de la nécessité d’un sursaut francophone, citoyen et politique.
Lequel fera l’objet de mon prochain billet de campagne.
Léonard ; l'homo politicus...
Mise à jour le Jeudi, 13 Mai 2010 20:44 Écrit par Denis Ducarme Mardi, 19 Janvier 2010 10:33
Il est rare, sur le plan national, que la désignation d’un homme d’Eglise à une fonction supérieure de son ordre religieux soit aussi largement commentée par les sociétés civile et politique. C’est pourtant le cas pour Monseigneur Léonard, Evêque de Namur, élevé par Benoît XVI au rang de primat de Belgique, en ce mois de janvier 2010.





